IV Conferenza Internazionale di Via Campesina
Sao Paolo-Brazil, 12-19 giugno 2004

"Foro Contadino - Altragricoltura" aderisce a CPE - Via Campesina

JOAO PEDRO STEDILE, FROM BRAZIL, ADDRESSES THE PRESS IN SAO PAOLO - JUNE 11TH

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Bonjour, compagnons et compagnes, qui êtes venus participer aux activités de la Via Campesina. Pour nous, c'est un honneur de vous recevoir et, d'une certaine manière, de commencer par cette activité les 10 prochains jours de réunions et de groupes de travail jusqu'à dimanche, le 20, jour où nous serons tous réunis dans un assentamento Sans Terre pour célébrer ensemble les 20 ans du Mouvement. Je vous souhaite la bienvenue, au nom du Mouvement des Sans Terre et des autres mouvements qui font partie de la Via Campesina, ici au Brésil. Il y a un groupe de femmes paysannes, MMC, le Mouvement des Petits Agriculteurs, le MPA, le Mouvement des Atteints par Barrages, MAB, et aussi la Commission Pastorale de la Terre, CPT, un Mouvement de l'église Chrétienne. Les compagnons de l'Equipe de Communication vont rendre disponibles à tous les moyens de communication du Brésil, de l'Amérique Latine et des autres continents, cette activité que nous sommes en train de réaliser aujourd'hui. J'aimerais vous dire, comme introduction, que pour nous cette Conférence est très importante, soit à cause du moment historique que vit le pays, avec les changements qu'il y a eu au gouvernement, soit par les défis que vit le continent latino-américain depuis ces 20 années de néolibéralisme qui ont beaucoup affectées l'agriculture, soit surtout parce que nous sommes en train d'affronter des défis très importants au niveau international, par rapport au contrôle que les grandes transnationales veulent avoir du commerce agricole et des aliments dans le monde entier. Dans ce contexte, il est devenu très important que les mouvements paysans du monde entier parviennent à s'unir pendant cette semaine pour échanger des idées, visions et expériences pour, à partir d'ici, avoir une unité d'action pour affronter l'ennemi commun à tous nos peuples, le capital international, qui se présente à travers ses transnationales et ses oligopoles. Cette conférence est aussi importante parce qu'elle représente un nouveau pas dans l'histoire de la Via Campesina. Comme vous le savez tous, la Via Campesina est une articulation des plus importants mouvements paysans du monde entier, avec la participation de tous les continents. Cela fait 10 ans que nous sommes dans un processus de construction d'une articulation des mouvements paysans qui luttent pour améliorer les conditions de vie des gens des campagnes. Et depuis la Ière Conférence en Europe, lorsque nous avons décidé du nom de la Via Campesina, jusqu'à aujourd'hui, nous avons l'idée de construire un processus d'articulation de tous ceux qui luttent dans les campagnes. Mais au lieu de penser à une organisation internationale bureaucratique et verticale, ce que nous voulons c'est articuler des processus sociaux de mouvements paysans. De ce fait, en thermes historiques, il y a eu la Ière Conférence (1993), qui a soulevé le besoin d'une articulation. Ensuite, il y a eu la IIème Conférence, à Mexico, qui a représenté un espace très important pour élargir cette même articulation, pour que les gens se connaissent davantage. Cette conférence a été marquée par le massacre qui a supprimé la vie de 19 paysans ici au Brésil, à Eldorado dos Carajás (PA). C'est pourquoi dans cette même Conférence, la date du 17 avril a été choisie, pour être la Journée Internationale de la Lutte Paysanne. Depuis lors (1996), nous nous sommes organisés pour que tous les pays célèbrent cette date par des manifestations. Après, nous avons eu la IIIème Conférence en Inde (2000), qui a eu pour rôle de lancer les lignes politiques, les idées qui iraient nous unifier. Maintenant, ici au Brésil, nous voulons que cette IVème Conférence représente un saut de qualité. Parce qu'au-delà de discuter les idées sur lesquelles nous sommes d'accord, nous espérons que ce sera aussi un espace d'articulation de luttes pour que nos paysans atteignent une unité mondiale et la force nécessaire pour affronter le capital international. Parce que pendant ces 20 dernières années, le néolibéralisme a fait qu'aujourd'hui, les transnationales qui exploitent les paysans de Corée, Inde, Philippines, Mexique, Brésil et autres, soient les mêmes. En plus, pour affronter le même ennemi commun, nous devons renforcer nos liens d'unité pour faire avancer nos luttes, nos actions et nos manifestations communes. Nous espérons également que pendant cette rencontre nous parvenions à échanger nos expériences pour savoir comment nos organisations peuvent-s'entre aider pour affronter, ensemble, les défis de l'organisation, de la formation des cadres, de la communication avec la société, etc. Je vous remercie d'être venus au Brésil, j'espère que tout se passera bien pour chacun d'entre nous et que nous parvenions, pendant ces 8 prochains jours, mieux nous connaître, construire nos liens comme lutteurs de nos peuples.
Good morning, comrades, participants at the Via Campesina conference. We are honoured to welcome you and to launch this event, in which we will be taking part over the next ten days, until Sunday 20 June, when we will all be at a Sem Terra settlement to celebrate the 20th anniversary of the movement. I welcome you on behalf of the MST and the other movements that are members of Via Campesina here in Brazil. Members include a peasant women's organisation, the Small Farmers Movement (Movimentos dos Pequenos Agricultores - MPA), the Movement of Families Affected by Dams (Movimentos dos Atingidos por Barragem - MAB) and the Pastoral Land Commission (Comissão Pastoral da Terra - CPT), a Christian church movement. 
The Communications Team will be making what we are doing today available to the media in Brazil, Latin America and other parts of the world. 
To begin with, I would like to say that this conference is very important to us, because of the historical moment that the country is going through, with the change of government, also because of the challenges faced by Latin America during the last 20 years of neoliberalism that have had such a major effect on agriculture, and especially because we are now facing very important challenges at the international level, related to the transnational companies' desire to control trade in agricultural products, including food. In this context, it is very important that the peasant movements of the world manage to come together during this week to exchange ideas, visions and experiences so they can build unity in action when confronting our common enemy, international capital, represented by transnational companies and their oligopolies. 
This conference is also important because it represents another step in the history of Via Campesina. As you all know, Via Campesina is a network of the world's most important peasant movements, with members in all continents. 
For ten years now, we have been building this network of peasant movements that are struggling to improve the living conditions of people in rural areas. Since the first conference in Europe, when it was decided to call the network Via Campesina, until today, we have tried to build links between those who are in struggle in rural areas. Rather than creating in a bureaucratic and vertical international organisation, we have tried to focus on linking the social actions of peasant movements. 
In historical terms, the first conference, in 1996, highlighted the need for a network. The 2nd conference in Mexico, provided a very important opportunity to broaden the network and make it better known. We also remember that conference because of the massacre that took the lives of 19 peasants here in Brazil, at Eldorado dos Carajás, in Para, which led the conference to decide to make 17 April the International Day of Peasant Struggle. Since then, Via Campesina members in all countries have organised demonstrations on that day. The 3rd conference in India, in 2000, defined the policies and ideas that unify us. Now, here in Brazil, we want the 4th conference to represent a qualitative step in our work. In addition to discussing ideas, which we already agree about, we hope the conference will provide a forum to link struggles, build international unity and develop the strength necessary to confront international capital. One o f the results of the last 20 years of neoliberalism is that it is the same transnational companies that are exploiting peasants in Korea, India, Philippines, Mexico, Brazil and elsewhere. To confront the common enemy, we have to strengthen our unity, and organise joint struggles, actions and demonstrations. We hope that, at this meeting, we are able to exchange ideas about how our organisations can help each other to deal with the tasks of organisation, education and communication with society. 
Thank you for coming to Brazil, I hope you enjoy your stay and that, in the course of the next eight days, we are able to get to know each other better and build links between those people in struggle.